Edito de septembre 2013 : Professionnaliser la reprise ! (M. BOUREL)

Le semblant actuel de reprise économique de notre pays semble être lié aux bonnes conditions climatiques de cet été. Plus spécifiquement, l’activité des cavistes a connu depuis plusieurs mois déjà des résultats satisfaisants.

Ce bon début d’année s’explique principalement par une hausse de la consommation à domicile, au détriment de la restauration extérieure. Notons également que l’apparition croissante de « petits-prix » dans les linéaires de nombreux cavistes permet d’attirer une clientèle toujours plus large et moins sélective. A ce propos, le prix moyen des produits vendus par nos cavistes a tourné autour de 8€ au cours de la période estivale.

La fréquentation a, elle, augmenté en moyenne de 15% sur la zone côtière. Ce contexte économique rappelle de nombreux fondamentaux en matière de qualité de service : savoir-faire, savoir-être, savoir-agir… Parmi ces principes essentiels, un élément clé se dégage : l’amplitude horaire ! Celle-ci doit être de plus en plus large pour répondre à une clientèle pressée, une clientèle de dernière minute, une clientèle exigeante.

L’été touchant à sa fin, il est d’ores et déjà l’heure pour nos cavistes de préparer la rentrée.

Septembre est toujours signe de foires aux vins

nitiées par la grande distribution, les cavistes doivent percevoir ces opérations comme un levier médiatique et non comme une concurrence. Durant trop d’années, les cavistes n’ont pas su créer ce dynamisme commercial, plus préoccupés à dénicher le mouton à 5 pattes plutôt qu’à chercher à densifier la fréquentation de leur magasin. Surfons sur la vague médiatique provoquée par les foires aux vins, en développant nous aussi des thématiques de sensibilisation du consommateur. En cette période de rentrée, c’est un moyen efficace de “faire du bruit” et de créer du trafic, tout en renforçant notre image de caviste de proximité.

Notre syndicat doit permettre à notre profession de s’intégrer pleinement dans le tissu économique au même titre que les fleuristes ou les parfumeries. Il y aura toujours des exceptions, des cavistes réticents, mais nous ne pouvons baser l’avenir de notre profession sur des critères élitistes ne touchant que 5% de la population. Ensemble, nous devons aborder ce grand virage qui nous aidera à être plus forts et plus nombreux dans les prochaines années.

Michel BOUREL,

vice-président du SCP

GECI CAVAVIN

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