Projet de refonte de la réglementation des débits de boissons de vente à emporter : à quelle sauce serons mangés les cavistes ?

Le Syndicat des Cavistes Professionnels est invité par la MILDECA (Mission interministérielle de Luttes contre les Drogues et les Conduites Addictives) à participer aux travaux destinés à « la refonte des textes encadrant les conditions d’installation et de vente des débits de boissons ». La Mission Interministérielle, qui est rattachée aux services du 1er ministre, est associée au Ministère de la Santé et au Ministère de l’Intérieur.

C’est Patrick Jourdain, vice-président du SCP, et Nathalie Viet, directrice, qui vont ainsi faire entendre la voix des commerçants spécialisés lors de ces échanges réunissant les représentants des différents circuits qui commercialisent les alcools aux consommateurs dans le pays. La première réunion de ce groupe de travail, composé uniquement de représentants professionnels, aura lieu fin janvier.

La convocation de ce groupe de travail le charge « d’améliorer la cohérence et la lisibilité des dispositions applicables à la vente des boissons alcooliques et aux débits de boissons et en proposer les adaptations nécessaires ».

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Un contexte très tendu

Un vaste sujet donc, qui aura au moins le mérite de remettre à plat une législation rendue complexe par le mille feuilles de mesures destinées à prendre en compte l’évolution des formes de commerce. Sauf que cette rationalisation s’inscrit dans le cadre du plan de mobilisation contre les addictions validé par le 1er ministre le 19 décembre 2018 (voir rapport complet) et qui nous a été adressé comme préambule aux travaux futurs.

La lecture de ce rapport nous replace donc dans le contexte général.

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Il est évident, vu les réactions passionnées que suscite la moindre parole publique ou la forte sensibilité des médias à toute publication (bien médiatisée) de nouvelles études dénonçant les effets néfastes de l’alcool, que les positions entre « pro » et « anti » alcools sont hyper crispées.

En tant que professionnels, nous ne pouvons que saluer la petite phrase du Ministre de l’Agriculture se positionnant pour le vin qu’il considère comme « un alcool pas comme les autres » et y voir un soutien bienvenu à cette époque de lynchage médiatique ou sur les réseaux sociaux. Bienvenue également sa remarque sur le fait que lui “ne consomme pas des molécules” lorsque il boit un canon.

Mais en tant que citoyen.ne.s vivant dans une société tendue et inquiète, il nous faut aussi nous rendre compte que la violence des réactions que cette petite phrase a inspirées reflète un risque de vrai fracture, encore une, entre une société d’individus tentés par le simplisme et des consommateurs et amateurs attachés à une forme culturelle qui perd progressivement sa base populaire.

C’est donc un vrai sujet de société, à nouveau, qui est ouvert par le gouvernement, face  à des positions devenues dogmatiques et passionnelles, prêtes à « jeter le bébé avec l’eau du bain ».

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Et nous ne pouvons donc que nous inquiéter du parti-pris par les fonctionnaires des ministères concernés et qu’ils ont présenté dans le rapport validé officiellement fin 2018 et qui doit encadrer les réflexions du groupe de travail.

Vers un modèle de société privilégiant le tout sécuritaire

Le précédent plan gouvernemental avait porté la politique de « lutte gouvernementale contre les conduites addictives » de 2013 à 2017, les réflexions lancées en 2019 sont donc destinées à lancer « une actualisation et une intensification de cette politique, afin de protéger nos concitoyens, en particulier les plus jeunes, leurs niveaux de consommation étant parmi les plus élevés en Europe, quel que soit le produit en cause ».

Si chacun peut évidemment se sentir concerné par l’argument de prévention et de protection, notamment des plus jeunes, et notamment si on y associe les nouvelles addictions à l’usage incontrôlé des écrans, ce que tous parents ne peut que déplorer, la philosophie générale qui se dégage de ce document, dont la lecture fait froid dans le dos.

Et se dire que les ligues et associations anti alcool jugent ses recommandations trop modérées est carrément inquiétant.

C’est un vrai modèle de société qui est dressé et qui ne considère la consommation d’alcool que sous un angle de sécurité et d’hygiène.

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L’américanisation de la société

Le raisonnement s’appuie sur quelques chiffres clés censés baliser le problème à résoudre.

En matière d’alcool, les victimes sont évaluées à environ 50 000 personnes par an (reprenant donc en cela des chiffres déjà contestables, voir la démonstration faite par l’association Honneur du vin) et le chiffre de 5 millions de consommateurs quotidiens en France devient très vite la principale cible du programme de « désintoxication » générale de la société souhaitée par les rédacteurs.

Cela signifie que ceux qui cultivent un mode de vie traditionnel reposant sur l’usage quotidien du vin à table sont donc, il faut le savoir, considérées dorénavant soit comme des malades soit comme des victimes. Dans le premier cas, on attend la prochaine étape où leur irresponsabilité supposée pourra à terme conduire à des prises en charge  contre leurs volontés. Dans le second cas, attendons la première mise en accusation et les recherches de coupables ? Une approche très juridique voire judiciaire de la vie, signe de l’évolution de notre société vers toujours plus de libéralisme à l’anglo-saxonne …

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Vers une politique de prohibition ?

Le deuxième point qui saute aux yeux, c’est la remise en cause de ce qui avait jusqu’ici permis d’équilibrer le débat qui est dorénavant balayé. Dans ce rapport, le principe de modération et la lutte partagée par les professionnels contre les abus et l’addiction ne sont plus de mise. L’accent est mis dorénavant sur la nécessité de « Changer de regard sur les consommations » et de former et « informer » dès le plus jeune âge sur les méfaits de toute consommation d’alcool quelle qu’elle soit.

« Il met l’accent sur la responsabilisation et sur le rôle essentiel des parents et des adultes auprès des plus jeunes qui sera facilité par l’adoption d’une série de mesures de réduction de l’offre et de l’accessibilité des produits. »

Ainsi, le carnet de route qui doit baliser les travaux prochains de la MILDECA et sur lesquels les professionnels sont invités à participer sont très clairs :

« L’efficacité de la politique de prévention dépendra également de la mise en œuvre d’une politique plus volontariste pour limiter la disponibilité des produits, notamment, pour les produits licites, une observation plus stricte des règles de publicité et de vente, en priorité celles visant à protéger les mineurs…. »

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Tout est dit : « limiter la disponibilité des produits » associé au « notamment, pour les produits licites … »

Les cavistes, nouveaux pharmaciens du vin et des alcools ?

Concernant ce projet, nous pourrions tout à fait en tant que cavistes nous saisir de l’occasion et faire  valoir notre dimension de spécialistes potentiellement les plus légitimes pour assurer les ventes qui resteront autorisées. En effet, le discours officiel enfermant les boissons alcoolisées à leurs seules dimensions sanitaires, l’état serait alors cohérent si il organisait leur distribution comme des médicaments, consacrant alors des « pharmacies de l’alcool », rôle que les cavistes sont tout à fait prêts à endosser, suivant le modèle scandinave des banques d’alcools, qui, bien que remis en cause dans ces pays, semble inspirer nos joyeux décisionnaires.

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Sauf que résumer nos produits à ces usages excessifs, motivés dans les pays d’Europe du Nord et de l’Est par des conditions de vie et climatique rudes et brutales, c’est, là encore, complètement oublier que chez nous, qui bénéficions, comme la plupart des pays bordant la Méditerranée, de cieux plus cléments, s’est développée une culture différente, plus douce, qui valorise la recherche du plaisir, de l’harmonie, du bon équilibre, du bonheur de vivre. Une culture qui donne envie et qui rayonne au-delà des frontières et jusqu’au bout du monde. Le rôle social de l’alcool est donc radicalement différent.

Ils veulent diaboliser dès l’amont tout usage d’alcool

Mais le propos ne s’arrête pas à l’annonce de dispositions coercitives et restreignant la liberté de vente. Des nouvelles recommandations officielles sont d’ores et déjà publiées afin d’informer les consommateurs d’alcools des règles et usages.

Si certains figuraient déjà dans les plans de prévention déjà publiées (et reprises par ailleurs par les cavistes professionnels dans Les Antisèches de mon caviste, guide des bons conseils distribué dans les boutiques à destination des clientèles), d’autres par contre entérinent la nouvelle étape franchie : selon le gouvernement, l’objectif ultime est l’abstinence totale, sur le modèle de ce qui a été fait pour le Tabac.

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Informations sur la consommation d’alcool qui doivent dorénavant être communiquées au public

Les risques liés à la consommation d’alcool pour la santé augmentent avec la quantité consommée.

Si vous consommez de l’alcool, pour limiter les risques pour votre santé au cours de votre vie, il est recommandé : de ne pas consommer plus de 10 verres standard par semaine et pas plus de 2 verres par jour ; d’avoir des jours sans consommation.

Et pour chaque occasion de consommation, il est recommandé de :

  • Réduire la quantité d’alcool consommée ;
  • Boire lentement, en mangeant et en alternant avec de l’eau ;
  • Eviter les lieux et activités à risque ;
  • S’assurer que vous avez des personnes que vous connaissez près de vous et que vous pouvez rentrer chez vous en toute sécurité.
  • Femmes enceintes / jeunes et adolescents : pour limiter les risques pour votre santé, l’option la plus sûre est de ne pas consommer d’alcool.

Source : PLAN NATIONAL DE MOBILISATION CONTRE LES ADDICTIONS 2018–2022

«  L’enjeu désormais est de communiquer sur le fait que les risques liés à la consommation d’alcool pour la santé augmentent avec la quantité consommée (risque de cancer sans effet de seuil, y compris en deçà des repères) ainsi que sur les repères de consommation dits à moindre risque ».

C’est le « SI vous consommez… » qui introduit les propos supposés adressés au public qui précise d’emblée le contexte.

L’application de ces règles passe par des signalétiques des avertissements sanitaires encore plus importantes, ce qui forcément impactera l’esthétique général et l’aspect visuel de nos bouteilles et communications.

Casser toute relation entre l’alcool et les générations futures

Le message est très clair : c’est en fait tout l’imaginaire associé à ce qui correspond, pour nous, à une culture justement de la joie qui est clairement désignée : « Alors qu’en ce qui concerne le tabac, un virage semble être pris avec une image désormais fortement négative, l’alcool reste, dans les perceptions, associé à la joie, la fête, le bien-être, l’insouciance, la convivialité, la détente et rattaché aux notions de culture et de tradition ».

Et le plan de bataille pour casser ce positionnement positif est déjà bien défini.

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Le Plan national de mobilisation contre les addictions prévoit en outre tout un chapitre destiné à « Réduire l’exposition des jeunes à la publicité et aux stratégies d’influence », l’objet étant de contrôler davantage les « stratégies publicitaires directes ou « indirectes », qui valorisent l’image positive/festive de tel ou tel comportement ou produit » sur motif que « Le lien entre l’exposition à la publicité et l’augmentation de la consommation d’alcool chez les jeunes (dont les comportements d’alcoolisation excessive) est particulièrement bien démontré dans la littérature scientifique française et internationale.”

Le dispositif prévoit d’y intégrer le système éducatif chargé de « Déployer, dans chaque région académique, des programmes validés de développement des compétences psycho-sociales visant à la fois à l’amélioration du climat scolaire et à la prévention des comportements à risque, dont les conduites addictives. » Le tout avec un souci d’efficacité puisque recommandant de dispenser le discours de la façon la plus bienveillante possible afin de faciliter sa bonne acceptation par les enfants … une recommandation qui risque de se faire retoquer par l’éducation nationale dont les inspecteurs sont capables de reprocher aux enseignants capables encore d’en avoir de mettre trop de bienveillance dans leur relation avec leurs élèves … Sans doute qu’avec davantage de bienveillance en général de la part des enseignants aurait on eu moins de jeunes et d’adultes écœurés par les sachants ?

“Interrogés sur leurs consommations lors de la dernière occasion, les jeunes de 17 ans mentionnent les bières (63,5 %) et les spiritueux (67,3 %) qui demeurent, comme lors des enquêtes précédentes, les boissons alcoolisées les plus populaires à 17 ans. Viennent ensuite les prémix (26,4 %), suivis du champagne (24,8%) et des vins (18,4 %). En cumulé (vin, champagne ou les deux), l’usage récent est de chiffre 35,9 %.”

Des informations seront en outre diffusées à destination des familles pour les alerter sur les risques induits par le rituel d’apprentissage à la dégustation du goût. Le fait de servir quelques gouttes au jeune ou de lui faire tremper les lèvres dans le verre de l’adulte  qui, en général, vaccinait justement les jeunes palais contre un goût trop fort et amer pour leurs jeunes papilles. Mais de récentes études ont apparemment démontré le lien entre ces rituels familiaux et la propension au problème d’alcoolisation en fin d’adolescence. Bref, il ne reste plus rien de Beau dans ce qui fait nos fondamentaux …

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 Renforcer les contrôles dans les lieux de vente

Le Plan prévoit aussi de remettre en cause la facilité avec laquelle les mineurs peuvent actuellement accéder à l’alcool, une réalité que les cavistes dénoncent, et ce malgré les lois déjà promulguées et communiquées aux commerçants. Ce volet fait l’objet d’un point « assurer le respect des interdits protecteurs »

« La faible application de la loi encadrant la vente de tabac et d’alcool, notamment aux mineurs, explique aussi la facilité d’accès aux produits. Si l’alcool et le tabac sont interdits à la vente aux mineurs depuis 2009, interdictions renforcées en 2016, il apparaît, selon l’OFDT, que plus de la moitié des jeunes de 16 ans ayant consommé de l’alcool au cours du dernier mois estimaient en 2015 qu’ils n’avaient pas de difficulté à se procurer de l’alcool, quel qu’il soit. Ce niveau atteint 80 % quand il s’agit de bière. » A qui la faute ? Pas aux cavistes en tous cas qui pâtissent des laxismes et comportements mercantiles des circuits généralistes.

C’est dans ce cadre-là que se réunira le groupe de travail composé des professionnels de la vente sur place et à emporter d’alcools.

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Un sujet large puisque concernant à la fois la consommation sur place et ses multiples formes et les formes de commerce à emporter, dont les commerces généralistes, grande distribution comprise, responsables de la plupart des excès dénoncés et qui devront vraisemblablement davantage isoler leurs rayons d’alcools anonymes et accessibles à tous.

La question du prix

Le sujet du prix des alcools est un autre sujet difficile. Plusieurs batailles s’annoncent déjà.

La première salve a été lancée par les associations anti-alcools qui souhaitent sortir le vin d’un supposé sanctuaire protecteur parce qu’attestant ainsi du positionnement culturel particulier du vin. Ces ligues dénoncent le signal adressé par ce statut à part qui atténuerait l’efficacité des mesures de mises en garde concernant son usage en tant qu’alcool en général. Rappelons que le système français distingue bien, en termes réglementaires comme en termes fiscal, les alcools de fermentation des alcools de distillation, une distinction qui justifie l’existence de licences de vente différentes, et qu’il attribue à chacun des taxations différentes. Les cavistes restent attachés à cette différenciation car, en première ligne en tant que spécialistes, ils connaissent le gap qui sépare les différents univers d’alcools aux yeux de leurs clients.

Un autre sujet concerne la définition de prix plancher. Les cavistes sont favorables à l’instauration de ce type de seuil minimal pour les produits de distillation, effectivement les plus souvent bradés en tant que produits d’appel à des niveaux de prix non seulement destructeurs de valeurs (et parfois inférieurs au niveau des taxes payées) et qui effectivement facilitent l’alcoolisation excessive et notamment des plus jeunes.

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Le Plan de la Midelca évoque ce point, rappelant l’expérience récente de l’Ecosse, considérée comme « seule apte à (en comparaison en particulier avec des mesures fiscales) à réaliser les objectifs poursuivis notamment en santé publique consistant à fixer un prix minimum pour la vente d’alcool, par le biais de la loi « Minimum Unit Pricing » votée par le parlement écossais en 2012 ».

Mais son adaptation à la France fait déjà l’objet de très grosses pressions car les associations Anti y voient le prétexte de non remise en cause du fameux principe de différenciation entre alcools de fermentation et alcools de distillation (ou le principe de distinguer le vin des alcools dits « forts »). Pour elles, il faut absolument ne faire référence qu’au seul degré d’alcool, toute chose égale par ailleurs, un préalable qui ne permet pas d’attaquer frontalement le principe de la « biture express » permise par les spiritueux d’entrée de gamme bradés et avalés sur les parking de discothèque ou ailleurs …

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La Mildeca reste donc à date prudente sur ce sujet et privilégie pour l’instant la piste d’un « meilleur encadrement des pratiques promotionnelles des distributeurs [qui] permettrait également de réduire l’accessibilité, en particulier pour des publics vulnérables ».

La mort programmée de tout un pan de notre identité ?

C’est donc une vraie révolution qui menace notre secteur d’activité, une révolution dont il faut que l’on comprenne bien les déclencheurs, la réalité des ravages causés par l’alcool dans la population. Il faut donc plus que jamais que les cavistes se comportent de façon professionnelle auprès de leurs clientèles et jouent pleinement leur rôle de référents exemplaires par rapport aux enjeux de santé publique.

Mais si toutes ces mesures aboutissaient, que nous resterait-il pour transmettre ce qui a conduit la majorité d’entre nous à consacrer leur vie à la dive bouteille et à cet univers si riche et précieux ?

Alors, reconnaissons que pour le moment en tous cas, le gouvernement n’a pas retenu la proposition qui lui était faite de  « supprimer l’autorisation d’introduction et de consommation d’alcool sur le lieu de travail ».

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Mais  que s’est-il passé pour qu’on en vienne à associer le vin et toute sa dimension culturelle à la lutte contre les trafics de drogues et les violences graves et atteintes abjectes à la sécurité de nos contemporains ? Quel glissement s’est donc fait dans notre pays qui, rappelons-le attire 80 millions de touristes par an notamment par son art de vivre et ses précieux nectars, dont les consommations sur place ne sont même pas décomptées des estimations de consommation moyenne par français sur lesquelles se basent les chiffres destinés à nous mener au pilori ?

Car si il faut dénoncer les drogues et les addictions qui mettent en danger les personnes, pourquoi, comme le rappelle justement l’association de producteurs Honneur du vin sur son blog, ne diabolise-t’on pas autant les “dealers de sucre” à l’origine de tant de maladies et décès là encore plus qu’évitables ? Et quid des industries polluantes qui empoisonnent nos environnements intérieur et extérieur ?

Et les rédacteurs du rapport préviennent : ils vont continuer à traquer et contrer ceux qui tentent de contourner les règles de la Loi Evin : « Etudier et observer régulièrement l’impact des stratégies marketing et d’influence (alcool et tabac, etc.), en coopération avec l’OFDT.  (p35) »

Quel est ce projet de société qui décide de ce qui est Bien et Mal au nom d’arguments omettant tout simplement de considérer les choses dans leur ensemble ? Comment peuvent ils juger ainsi sans y associer les valeurs et apports réels des modes de vie en termes sociétaux, psychologiques et de cohésion sociale ?

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Rappelons qu’au-delà des 500 000 personnes concernées en France directement par ce secteur d’activité, ce sont du côté des cavistes 180 000 personnes qui viennent chaque jour dans nos boutiques pour y retrouver des produits issus de la magie de l’alliance entre l’Homme et la Nature, pour discuter du sens et du fond des choses, s’extrayant ainsi d’un système de plus en plus inhumain et qui  écrase toute joie de vivre.

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Une partie de nos compatriotes ont déjà pété les plombs et occupent les ronds-points. Est-ce que la République, aux mains d’experts et technocrates tellement éloignés des préoccupations des citoyens, a vraiment besoin de se mettre à dos ceux qui, plus modérés peut-être, ou conscients de la complexité des équilibres, font usage de nos produits avec modération et délice. Et qui peut être motivé par ce modèle de société ?

Quelle confiance en l’avenir peut-on avoir qui puisse mobiliser nos énergies si les belles choses de la vie sont toujours salies ?

« Nous serons donc présents pour défendre les intérêts des cavistes lors de ces discussions et à votre écoute pour toutes réflexions ou idées que vous souhaiteriez amener au débat national » (Patrick Jourdain, vice-président du Syndicat des Cavistes Professionnels).

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